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La révision de la Constitution approuvée à l’Assemblée nationale grâce au vote prévu de 334 députés de la Majorité !

Kinshasa, 12/01/2011 / Politique

Une séance plénière particulièrement houleuse de l’Assemblée nationale a marqué mardi le vote d’agrément du projet de révision de la Constitution par les 334 voix décisives des députés de la Majorité tandis que ceux de l’opposition presque affolée a choisi de sortir de la salle avec moult imprécations à la bouche

C’est un véritable coup d’épée dans l’eau, la prise de position de l’Opposition sur la révision constitutionnelle. La Majorité a dicté sa loi hier, mardi 11 janvier 2011, à l’Assemblée Nationale, en approuvant l’initiative de la révision par 334 oui, 1 non et 2 abstentions sur 337 votants. L’Opposition parlementaire n’a fait mieux que de quitter l’Hémicycle avant le vote, estimant que la procédure qui a conduit la chambre basse à examiner cette question était entachée de graves irrégularités. Tel n’a pas été l’avis de la Majorité.

Désormais, le regard est rivé sur le Sénat où la même initiative de révision sera examinée, avant d’être débattue en Congrès, réunissant les deux chambres du Parlement.


Du côté de l’Opposition, c’est la dérive dictatoriale qui s’installe petit à petit. Delly Sessanga l’a soutenu devant un parterre des journalistes devant le parvis de l’Hémicycle. Pour le Député Kiakwama Kiakiziki, le combat pour l’instauration de la démocratie n’est pas encore fini. Il se poursuit, a-t-il conclu. C’est ici que certains analystes sérieux de la scène politique congolaise affirment que rien n’est encore perdu pour l’Opposition politique.

Elle doit tout simplement changer des stratégies pour s’adapter à la nouvelle donne. Pourquoi ne pas s’accorder pour présenter un seul candidat à la prochaine élection présidentielle à un seul tour ? Plénière de tous les enjeux, la séance d’hier, mardi 11 janvier 2011, à l’Assemblée Nationale, a laissé quelque peu les muscles s’exprimer en lieu et place des méninges. Député de la Majorité comme ceux de l’Opposition sont montés au podium par devant le Bureau de l’Assemblée Nationale pour se tirer les vestes et autres blouses ou jupes afin de se faire entendre. L’Opposition, c’était pour s’opposer face à la procédure enclenchée pour la révision de certaines dispositions constitutionnelles.

Ce qu’elle n’a pu réussir face à la détermination de la Majorité qui a, non seulement barré la route aux Députés de l’Opposition, en les empêchant de monter, une fois de plus, sur le podium après la reprise de la séance suspendu, peu avant pour imbroglio, mais aussi pour faire passer le texte au vote. Ainsi, sur 337 votants, les résultats ont donné 334 oui, 1 non et 2 abstentions. La conséquence logique de ce vote, c’est que l’initiative de la révision a été approuvée, sous les acclamations de la Majorité et ce, en l’absence de l’Opposition, désappointée.

Le vote du Congrès attendu incessamment

Si les Députés de la Majorité ont dicté leur loi à l’Opposition, à la chambre basse du Parlement, le même texte qui y a été approuvé, sera soumis aux Sénateurs. De la sanction qui sortira de la chambre haute, interviendra la convocation du Congrès, réunissant les deux chambres du Parlement, pour le vote, soit le 3/5 du Congrès pour que la révision constitutionnelle soit réalisée comme le prévoit la Constitution.

L’Opposition appelée à se souder davantage

Le dimanche 9 janvier dernier, au Grand Hôtel Kinshasa, l’Opposition politique a fait la démonstration de sa capacité de dissiper ses divergences, pour parler un même langage. Autour du Lider Maximo, Etienne Tshisekedi, l’Opposition plurielle, parlementaire et extraparlementaire, a fait la déclaration politique de rejet de la révision constitutionnelle.

Cet élan consensuel a autant étonné, mais aussi impressionné en ce qu’elle préfigure une force que la Majorité ne peut minimiser au risque de se faire prendre en dérision. L’Opposition a ainsi avalé la pilule, si amère soit-elle, mais doit tirer la leçon pour davantage se souder afin de prétendre à une alternance. La bataille pour la présidentielle vient à peine de commencer, décidément.

La Prospérité


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